Seul dans Berlin

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Seul dans Berlin est un roman écrit par l’écrivain allemand Hans Fallada paru en 1947 dont le vrai nom est Rudolf Ditzen, né le 21 juillet 1893 à Greifswald (Poméranie), et mort  le 5 février 1947 à Berlin. Il débute en mai 1940 à Berlin ou l’on fête la campagne de France. La ferveur nazie est au plus haut. Derrière la façade triomphale du Reich se cache un monde de misère et de terreur. L’histoire se déroule dans le quotidien  d’un  immeuble berlinois modeste de la rue Jablonski où cohabitent persécuteurs et persécutés, juifs, non juifs, SS et résistants, et où la vie se déconstruit tragiquement…

Dans cet ouvrage, au fil des pages on s’immisce dans la vie des personnages rencontrés,  on découvre le portrait de Mme Rosenthal, Juive, dénoncée et pillée par ses voisins,  la famille Persicke, tous nazis convaincus dominés par le jeune fils Baldur Persicke, jeune recrue des SS qui terrorise sa famille, Emil Borkhausen, profiteur et voleur, Les Quaengel désespérés d’avoir perdu leur fils au front, qui inondent la ville de tracts contre Hitler et déjouent la Gestapo avant de connaître une terrifiante descente aux enfers… C’est sur ce couple d’ouvriers Otto et Anna, que l’auteur se concentre plus précisément. Du sous-sol au troisième étage, et à travers les histoires des habitants de cet immeuble, Hans Fallada nous raconte comment tous ces personnages parviennent à vivre ou à survivre sous le régime d’Hitler. Le roman se décompose en quatre parties, la première l’auteur construit son roman de façon lente avec une présentation des personnages, de la vie de chacun et du contexte de l’époque de façon assez détaillé. La seconde partie met en avant le commissaire Escherich chargé de retrouver celui qui affiche dans Berlin des messages qui insultent le IIIe Reich. La troisième est quatrième partie élèvent au fur et à mesure les deux protagonistes  Otto et Anna en héros de la résistance ayant survécu a toutes les infamies.

Ce livre est troublant par son caractère sombre, par la violence de chacun des personnages qui nous sont présentés. Il y règne une atmosphère pesante, et morbide. Nous sommes plongés au centre même de la guerre, ou tout à commencer, nous vivons tout de l’intérieur et sous nos yeux les actes et décisions les plus infâmes sont prises, et exécutés. L’auteur décrit  précisément les conditions réelles de survie des citoyens allemands, juifs ou non, sous le IIIe Reich, avec un  réalisme déconcertant.

C’est un excellent livre mais dur que je conseille,  l’intrigue est intense, et prenante. Je n’avais jamais lu de livre de guerre vu du côté allemand. Dans cette immeuble l’auteur dresse un portrait de chaque personnage ou se mêle l’envie de supériorité, la cruauté, la trahison, la tristesse, le profit, le combat, la vengeance et que tout cela cohabite dans le même immeuble…On y découvre comment les Allemands ont pu (ou dû) accepter la folie du Führer et de ses collaborateurs.

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