Quelques films sur la crise financière

Nous avons vu en cours la majeure partie d’Inside Job, le documentaire de Charles Ferguson qui explique les racines et le déroulement de la crise des subprimes de 2008 et ses effets sur l’ensemble du système financier mondial.

Comme tous les épisodes historiques marquants, la crise financière dont l’Europe subit encore les contrecoups à l’heure actuelle, a donné lieu à une abondante production littéraire, artistique, et cinématographique. Plusieurs de ces oeuvres peuvent vous intéresser, pour leur contenu mais aussi parce qu’il s’agit de fictions très réussies du point de vue de leur intrigue, par exemple.

En ce moment dans les salles : The big short (le casse du siècle), une fiction tirée de faits réels. Au milieu des années 2000, tous les financiers n’étaient pas aveugles aux risques inconsidérés pris par la majorité des banques et des organismes de crédit (immobilier notamment).the-big-short-wide-crop_1400.0 Certains s’en inquiètent et finissent par inventer des produits financiers dont la valeur augmente quand les CDO et les CDS des grandes banques voient leur valeur s’effondrer. C’est ce qu’on appelle être « short » sur un produit (d’où le titre) : parier sur la chute de son cours même si celle-ci est improbable. Evidemment, ils paraissent à moitié fous à leurs collègues… Construit comme une comédie, très rythmé et entrecoupé de séquences explicatives parfaitement amenées, ce film est une excellente conclusion au chapitre que nous venons de voir en cours. Et le casting est parfait (Steve Carell, Ryan Gosling, Brad Pitt, notamment).

margin-call-affiche-francaisePlus ancien, et moins didactique, Margin Call, de JC Chandor, se déroule en à peine 24h, à partir du moment où un trader d’une grande banque d’affaires (il s’agit de Lehman Brothers, bien sûr) se rend compte que les modèles mathématiques très complexes qui permettaient à la banque de cacher à ses clients l’étendue de ses créances pourries (son « exposition » à des défauts de dette) s’avèreront insuffisants, dès le lendemain. Dès lors, les dirigeants de la banque (dont Jeremy Irons et Kevin Spacey, admirables) cherchent la meilleure stratégie de sortie : tout le monde se rend compte que la banque va faire faillite, mais chacun cherche à « refiler » à d’autres les créances pourries… Beaucoup plus noir et plus théâtral (la majeure partie du film se déroule en huis clos, avec peu de personnages), Margin call est une sorte de thriller financier où même les bad guys sont fascinants.

Cleveland contre Wall Street, sorti en 2010, est fondé sur des faits réels, mais reconstitue un procès fictifclevelandvsws : les habitants de Cleveland, une grande ville américaine qui a eu à souffrir de la crise immobilière des subprimes, intentent un procès aux banques qui ont bénéficié de ces crédits. Le film cherche à dégager la responsabilité des banques, des courtiers immobiliers, et des ménages eux-mêmes. Parfois très démonstratif, le film mène néanmoins une réflexion très fouillée et assez simple à suivre, sans se perdre dans trop de complexités financières.

On pourrait citer bien d’autres oeuvres, à commencer par celles qui sont centrées sur l’âge d’or de la finance américaine – les années 1980 -, au moment où les banquiers et les traders deviennent des personnages à la fois fascinants et totalement déconnectés du reste de la société américaine : c’est ce que décrit très bien Le loup de Wall Street, de Scorsese, dans un genre très différent. N’hésitez pas à recommander d’autres oeuvres, en commentaires.

Art Spiegelman-Maus

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Art Spiegelman, un auteur de bande dessinée face à la Seconde Guerre Mondiale.

J’ai choisie de vous présenter une bande dessinée que j’ai étudié en 3éme car à travers cette histoire aux personnages personnifiées par des animaux on retrouve le vécu terrible des juifs durant la seconde Guerre Mondiale.

Maus est une bande dessinée de Art Spiegelman traitant sur la persécution des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale de 1939-1945. En effet les juifs étaient considérés par les nazis sous l’influence d’Hitler « Le Fürher », comme une race inférieure contrairement aux personnes qu’ils considéraient comme la race supérieure, les Aryens.                     Art Spiegelman est né le 15 Février 1948 dans la capitale de Suède, à Stockholm. C’est un auteur de bande dessinée et un illustrateur. En 1980 il devient connu pour son oeuvre, Maus qui lui a valu un prix Pulitzer. Aujourd’hui, il vit avec sa femme, Françoise Mouly à New York.

 

Art Spiegelman, fils de polonais juifs, s’est intéressé à l’extermination des Juifs car l’histoire renvoie au vécu de son père, Vladek Spiegelman qui a été déporté à Auschwitz et sa mère à Birkenau. Art Spiegelman a d’abord enregistrer régulièrement le récit de la survie de son père pour ensuite créer sa bande dessinée. Ce témoignage permet de comprendre le génocide des juifs en Europe. Mauss n’est pas seulement un témoignage historique, c’est aussi le récit d’une reconstruction de la vie du père juif par son fils: cette retranscription par le dessin nourrit la propre mémoire de l’auteur, qui répond ainsi à l’obligation de se souvenir et de transmettre. En choisissant la bande dessinée, l’auteur crée une oeuvre accessible à tous pour explorer un sujet terrible.

Spiegelman explique son travail:                » L’histoire de Mauss de trois pages que j’ai faites en 1972 s’appuyait sur ce que je savais avant de savoir quoi que ce soit, ces bouts d’anecdotes que j’avais saisies. Alors que je travaillais sur cette planche, je l’ai montrée à mon père, et immédiatement il s’est mis à me dévoiler le reste de l’histoire […] Et ensuite d’un coup, il a absolument fallu que j’en sache plus […] J’ai enregistré mon père le plus possible. Il m’a raconté l’essentiel de l’histoire de Maus. A la fin, il a pris le micro comme s’il était à la radio et à dit << Comme sa maintenant tu peux savoir ce qui s’est passé, et grands dieux on doit tout faire pour que jamais ça se reproduise !>> Il a donné forme à son témoignage.

Outre le récit de son père,Art Spiegelman entreprend d’importantes recherches documentaires sur cette période et se rend en Pologne. Il visite le musée d’Auschwitz et voit le centre de mise à mort et camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. Art Spiegelman est un auteur de Comics Books américain qui écrit Maus à partir de l’histoire vraie de ses parents, rescapés des camps. Il fait le choix d’un code, qui est l’utilisation d’animaux pour représenter les acteurs du récit qui s’inscrit dans un genre de la bande dessinée américaine, Les Funny Animals. La fameuse idée du chat et de la souris est donc reprise, semblant montrer la vulnérabilité des « souris » juives face aux « chats »nazis. Pourtant on ne peut pas dire que les personnages de Spiegelman sont à proprement parler des animaux car ils ont des corps humains, et il se déplacent dans un monde d’humains. D’autant plus que les chats et les souris ont la même taille. On peut dire que le choix de cette représentation doit d’abord montrer les relations entre nazis et juifs, le chat suggérant à nature prédatrice de l’oppression nazie. Les animaux ont donc un sens essentiellement métaphorique.

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Planche n°5

Sur cette planche, on peut constater l’ampleur de la persécution des Juifs. L’auteur utilise le Zoomorphisme (animalisation) pour raconter son histoire, qui est basé sur le témoignage de son père, Vladek, survivant du camp. On retrouve sur cette planche l’arrivée des juifs au camps. En effet à l’arrivée au camp, les juifs étaient tout d’abord déshabillés, rasés, dépouillés de tous vêtements, papier ou cheveux.Ils se douchaient ensuite, avant de porter les vêtements que les nazis leur donnaient. Les Juifs n’étaient pas appelés par leur prénom mais par des numéros noté sur son avant bras lorsqu’il racontait son témoignage. Le choix du noir et blanc dans cette bande dessinée semblerait être choisi pour donner une ambiance triste, dramatique enrichie par des traits larges et simples de compréhension.    Ce choix de couleurs et d’animaux permet néanmoins de faire ressortir la désolation et la tristesse de cet période mais aussi de faire traverser les sentiments des personnages de cet ouvrage, leurs douleurs et l’émotion.   Art Spiegelman efface les récits un peu fatigués de la Shoah pour leur substituer un montage neuf, contemporain qui a fait son succès et dont on garde toujours un fort souvenir.

Art Spiegelman fait revivre les souvenirs  de son père, afin de dénoncer les crimes nazis en utilisant son témoignage. Il cherche aussi grâce à ce travail à se rapprocher de son père. En faisant de cette bande dessinée un évènement historique, l’auteur cherche à  mieux faire comprendre l’histoire mais aussi à comprendre le génocide des juifs de l’intérieur d’un camp de concentration.

Cette bande dessinée est une belle oeuvre car cette bande dessinée dispose d’un support très pratique et facile d’accès pour des personnes souvent intéressés par des images que par un récit, elle permet de toucher une population jeune et lui faire comprendre cette histoire par un moyen apprécié  de tous et donne une vision des camps pour ceux qui connaissent pas. La bande dessinée apparaît ici comme un moyen d’apport de fait historique. De plus ce livre contient des suppléments permettant une explication plus précise sur Auschwitz tels des croquis des installations de chambre à gaz. Le plus touchant dans la réalisation de cette bande dessinée c’est avant tout le raport conflictuel entre père et fils qui va amener à la compréhension de l’histoire paternel et des souffrances du vécu se son père qui traite aussi « d’un présent  » de l’auteur lors de la création de la bande dessinée.

 

 

 

FURY (2014)

Fury est un film américain réalisé par David Ayer, sortie le 22 octobre 2014. C’est un film dramatique portant sur la toute fin de la seconde guerre mondiale.
L’action se déroule lors du printemps 1945. Les alliés prennent le régime nazi en tenaille et lancent leur dernière offensive afin d’achever l’armée nazi et conquérir l’Allemagne.
Nous suivons donc les aventures de l’équipage du tank « Fury », rescapé de nombreuses batailles qui se voit charger d’une nouvelle mission : « sauver les soldats restés bloqués sur un champ de bataille contrôlé par l’ennemi ». le Fury avec à son bord le sergent Don collier (Brad Pitt), ainsi que ses compagnons Boyd (Snia Lebeouf), Grady (Jon Bernthal) Garcia (Michael Pena) et enfin le jeune Norman (Logan Lerman), part donc accomplir sa mission accompagné de quatre autres tank.
Cette colonne de blindé perd un premier char avant même le début de la mission : en effet, Norman étant un nouveau soldat n’ayant jamais tué, aperçu un soldat SS mais ne tira pas. Le SS profite donc de cette opportunité pour tirer avec un lance-roquette sur le premier char de la colonne. Le sergent Don est furieux et ordonne à Norman de ne plus jamais reproduire cette erreur.
Les blindés arrivent à destination et commencent la mission : le terrain est plat et découvert avec en face à quelques centaines de mètres, une forêt.
Le but est d’avancer et de rassembler derrière les chars les soldats à plat ventre ne pouvant se relever sous peine d’être abattu par les SS. Les quatre blindés s’alignent et commencent à avancer.
Mais au but de quelques mètres, ils sont la cible des canons allemands, cachés dans la forêt. Les américains persévèrent et progressent rapidement tout en détruisant les postes de tirs allemands et en libèrent leurs camarades en chemin.
Au bout de quelques minutes Don et ses hommes terminent leur mission avec succès. Cependant, Norman qui occupe le poste de mitrailleur refuse toujours de tirer.
Don demande donc à Norman d’exécuter un SS ayant été capturé après l’assaut. Norman refuse mais don utilise la force pour contraindre celui-ci à tirer. Don lui met l’arme dans la main et appui sur la gâchette avec lui.
Peu après, la colonne de blindés presque intacte se voit attribuer une nouvelle mission qui est de garder un carrefour près duquel l’aviation anglaise soupçonne une activité SS. Don et son équipe prennent immédiatement la route pour rejoindre ce carrefour. Ils sont hélas attaqués par un blindé allemand beaucoup plus gros et puissant. La colonne perd trois blindés et fait du Fury le seul rescapé.
Le Fury détruit le blindé SS en passant derrière lui et en tirant sur l’arrière du char, là où il y a moins de blindage. Don et ses hommes repartent seul de ce combat.
Le Fury arrive à seulement quelques centaines de mètres mais roule sur une mine et tombe en panne. Ne pouvant continuer, don envoie donc Norman surveiller le carrefour et de lui dit de le prévenir s’il se passe quelque chose.
Norman s’endort à son poste, mais il est réveillé quelques temps plus tard par les chants d’un bataillon de SS de près de trois cent soldats selon lui.
Norman s’empresse d’avertir don, ce qui laisse deux options au groupe : partir ou rester avec Don pour combattre. Avec les larmes aux yeux, Garcia, Boyd, Grady et Norman décident de rester, comprenant qu’ils vivent probablement leur dernier moment. Ils préparent alors le char au combat.
La nuit tombe tandis que les SS arrivent. Le Fury prend le bataillon par surprise et les massacre. Grady est touché par une roquette ayant traversé le blindage du char et meurt. Affligé, l’équipage continue le combat mais après une grenade lancée par les SS atterrit dans le char par la trappe juste au-dessus du conducteur, là où se trouve Gracia.
Ce dernier, se sert de son corps pour recouvrir la grenade et empêche la mort de Norman.
Plus tard, Boyd meurt à son tour d’une balle dans l’œil. Don et Norman sont alors les derniers de l’équipage, mais Don a reçu plusieurs balles de sniper, il est sans défense et Norman est sans munitions. Don immobilisé, suggère à Norman de se cacher sous le char en passant par la trappe de secours, sous ses pieds. Norman s’exécute.
Don succombe à son tour après une seconde grenade, lancée par les SS.
Les allemands, peu nombreux, partent avec une maigre victoire. Mais un des SS décide de regarder sous le char et y trouve Norman terrifié. Norman lève les mains prêt à se rendre. Mais rappelé à l’ordre par son supérieur, l’allemand repart sans dire un mot en lui laissant la vie.
Plus tard, les secours arrivent et repartent avec Norman.
Ce dernier jette un dernier coup d’œil vers le Fury où reposait le corps de ses amis. Dans un dernier plan général, le réalisateur nous montre le carnage de ce combat avec des centaines de cadavres SS déchiquetés et mutilés.Je recommande ce film car il est très touchant et très marquant, de par la violence et l’animosité des combats mais aussi les liens et la fraternité entre les soldats ainsi que leur détermination.
Il nous rappelle également qu’il reste la douleur pour ceux qui ont survécu parmi leurs amis comme Norman.

DU SANG ET DES LARMES

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Du sang et des larmes (Lone survivor est le titre original) est un film de guerre de 121 minutes, réalisé par Peter Berg et sortie le 1er janvier 2014.

Dans ce film on retrouve « Marky » Mark Wahlberg (The Departed , The Fighter, Ted) dans le rôle principal, celui du quartier-maître Marcus Luttrel, Taylor Kitsch (X-men origins : Wolverine, Battleship, Savages) dans celui du Lieutenant Michael Murphy, Ben Foster (X-men : l’Affrontement Final, 3h10 pour Yuma) dans celui du sniper Mattew Axelson, Emile Hirsch (Into the Wild, Savages) dans celui de Danny Dietz, « spotter » et spécialiste des communications de l’escouade ou encore Eric Bana (Troie, La chute du faucon noir) dans celui du capitaine Kristensen.

Lone Survivor met en scène l’opération Red Wings menée par les forces armées américaines le 28 juin 2005 lors de la guerre d’Afghanistan. Il s’agissait d’une opération de contre-guérilla  visant à neutraliser ou capturer Ahmad Shah, un chef taliban de la province de Kounar. Le film met l’accent sur l’engagement désespéré qui opposa la petite escouade face à la multitude de talibans pendant 4 heures, en se basant particulièrement sur le récit de Marcus Luttrel, seul survivant de l’équipe d’élite.

Le film met donc en scène l’échec de Red Wings  : Les SEALS (Les SEALS sont les forces spéciales de la Navy)  devaient localiser leur cible, Ahmad Shah, avant d’agir, mais, surpris par des bergers du village (où se trouver la cible) qu’ils font prisonniers, leur mission se complique. Face à cette menace les 4 soldats se divisent sur la solution à adopter, 2 choix s’offrir à eux , sois mettre fin à la menace en les exécutant mais au risque de se faire condamné une fois de retour aux Etats-Unis, ou alors les relâcher et annuler la mission. Le second choix fut le leur. Malheureusement pour eux mais avec évidence l’un des paysans préviendra les talibans et la traque put commencer : le chasseur devient alors la proie.  Face à une guérilla, les affrontements prennent une toute autre dimension. L’ennemi est partout, il se cache et connaît bien son terrain. On assiste donc à un affrontement totalement asymétrique (4 hommes contre plusieurs dizaines, cf Mr LE BERRE) dont l’issue ne laisse aucun doute.

Le film dure deux heures, mais l’aspect « action » ne démarre pas de suite. Du sang et des larmes débute par des extraits du véritable entraînement des SEALS, prouvant que ces derniers ne sont pas des simples soldats, mais vraiment l’élite. Comme pour La chute du faucon noir, on assiste rapidement à la vie de camp, présentant brièvement les personnages qui assistent dans la foulée au briefing de leur mission. Celle-ci débute ensuite, mais il faut attendre plus d’une trentaine de minutes pour que le premier coup de feu soit tiré. S’ensuit alors les échanges de tirs qui vont en s’amplifiant jusqu’à la dernière demi-heure, c’est-à-dire jusqu’au dénouement de l’aventure de ce dernier survivant qui trouve refuge dans un village Afghan ennemi des talibans. Le soldat est nourrit, soigné et caché en attendant l’arrivée l’armée américaine pour le secourir. Entre temps, on assiste donc à un déchaînement spectaculaire de violence.

Du sang et des larmes est un bon film de guerre, mettant en scène un événement inconnu en France et qui pourtant outre-Atlantique est resté en mémoire comme l’un des plus gros désastres américains en Afghanistan. Ce film m’a beaucoup marqué, je trouve qu’il émet beaucoup d’émotion à travers les liens « fraternel » entre les soldats et leur camaraderie jusqu’au bout. Aux premières impressions je pensais voir un remake de Rambo, les braves Américains, seuls contre tous, tenant bon, dos au mur, face à une multitude de méchants Afghans. Pourtant, au fur et à mesure, j’ai commencé à changer d’opinion face à ce que je voyais. Très vite, je me suis rendu compte que ces braves Américains ne tiendraient pas. Et la suite m’a donné raison.

Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=SQNC01sMCUU

LES ÉVADÉS

Les évadés est un film américain, réalisé par Franck Darabont sorti en septembre 1994. Ce film est inspiré d’une histoire vraie, qui se déroule dans une prison la plus sévère de l’état du Maine.

Ce film raconte l’histoire d’un homme, Andy Dufresne qui est condamné à perpétuité pour le meurtre de sa femme et de son amant. Pourtant ce dernier proclame son innocence mais il sera quand même envoyé en prison.

Andy tisse une amitié avec Red, un détenu condamné à perpétuité. Un homme que l’on peu qualifier comme le chef des détenus, il dit lui même « il doit y avoir un détenu comme moi dans chaque prison d’Amérique, je suis le type qui peut tout avoir, des cigarettes, de l’herbe, du cognac pour célébrer le diplôme des petits derniers. » D’affaires et de complots, Red peut obtenir plein de choses, comme un marteau taille Pierre, pour les détenus en échange d’un pourcentage sur la vente.

Lors de ses visites à la laverie, Dufresne est victime d’harcèlement par d’autres détenus, surnommés les « trois sœurs » qui veulent obtenir des faveurs sexuelles. Lors des travaux collectifs sur le toit de la prison ,Andy propose son aide au niveau des fiscalités, des impôts, au gardien chef Hadley qui refuse d’abord mais il change d’avis par la suite. Andy est alors charger de remplir les déclarations d’impots.Dufresne envoie des lettres au sénat du Maine. Il finit par obtenir une aide financiaire, des livres, des disques pour la bibliothèque de la prison et c’est ici qu’Andy fera les déclarations

Des années plus tard, un certain Tommy Williams dévoile à Andy qui est le véritable meurtrier ainsi il se voit alors libérer et accourt demander au directeur d’être rejugé, celui ci ayant peur que ses affaires de déclarations d’impots truqués se révèlent au grand jour, refuse immédiatement.

Un matin, lorsqu’Andy est appelé il ne répond pas, on comprend alors qu’il s’est enfuit par un tunnel qui l’a creuser pendant des années grâce au marteau que Red lui avait fait avoir.À travers l’identité de Stevens, Andy Dufresne récupère une grosse somme d’argent et dénonce le directeur Norton pour ses fraudes au niveau des fiscalités, ainsi il se suicidera. Les années passent, Red se fait libérer apres 40 ans de détention. Il reçoit alors une carte de son ami Andy qui provient du Mexique. Red se rend à la cachette quand y lui avait indiqué, il lui avait laissé une lettre qui lirait lors de sa sortie. La scène prend fin lorsque Red rejoint Andy au Mexique au bord de la plage et les voila tout deux libre après des années de détention.

J’ai beaucoup apprécié ce film, où j’ai vu les personnages évoluer, leur vision changer, surtout lorsque Red dit en voix off »je suis un homme changé enfin je ne suis plus un danger pour la société » . L’amitié tissée entre deux détenus est fort émouvante surtout quand Red prononce « parfois je me sens triste sans lui, il n’est plus là, l’endroit où vous vivez est vide tout à coup, je dois dire que mon pote me manque. » Ce qui m’a le plus interpelé ce sont les phrases de Red telle que « on t’a envoyé ici pour la vie et c’est exactement ce qu’on te prend » ou encore « Ces murs on un effet bisarre sur toi, on les hait d’abord et ensuite on s’y abitu »

V pour Vendetta

v-pour-vendetta-a07Parmi les films m’ayant marqué, je pourrais citer Invictus de Clint Eastwood ou encore Inception de Christopher Nolan mais il en est un, V pour Vendetta qui se démarque des autres par la complexité de son personnage principal ainsi que la finesse de l’intrigue et la réflexion politique et humaniste.

V pour Vendetta est un film américano-germano-britannique, réalisé par James McTeigue, sorti en 2006, et adapté par  Lana Wachowski et Andy Wachowski (les créateurs de Matrix) du comic V pour Vendetta d’Alan Moore et David Lloyd, publié aux États-Unis par Vertigo, filiale de DC Comics. C’est un film de science-fiction  est un thriller.

Londres, au 21ème siècle…Le film raconte l’histoire d’un homme, V, qui entend rétablir la justice en se vengeant des exactions commises à son encontre et envers les nombreuses victimes massacrées au profit d’une poignée de dirigeants attiré par l’appât du gain. Dépassant la vendetta personnelle, l’action de V vise également le réveil du peuple londonien, soumis à l’autorité du Chancelier Adam Sutler et contrôlé par le Doigt, organe répressif dont le nom évoque symboliquement celui apposé sur la bouche des citoyens pour les réduire au silence. Le plan d’action de V est double : il doit d’une part faire éclater le scandale et punir les coupables, et d’autre part établir un nouveau point de départ pour le pays, symbolisé par l’explosion finale du Parlement. Suite à la tentative de viol par les  « gardiens de l’ordre » du Gouvernement, évité de justesse grâce à l’intervention de V, la journaliste Evey Hammond se retrouve malgré elle liée à l’entreprise du héros masqué. Son apprentissage commença quelques semaines plus tard sous la tutelle de « V ». Evey ne connaîtra jamais son nom et son passé, ne verra jamais son visage atrocement brûlé et défiguré, mais elle deviendra à la fois son unique disciple, sa seule amie et le seul amour d’une vie sans amour…Usant de fins stratagèmes, V l’amène à prendre conscience de ce que signifie réellement la liberté.

V pour Vendetta est une histoire de résistance face à l’oppression, et un film de contestation à ceci près que les moyens utilisés pour lutter sont plus radicaux, et rappellent surtout les attentats de ces dernières années. C’est là que la polémique s’installera à la sortie du film. Comment les mêmes attentats (on ne parle ici que de la forme) peuvent-ils êtres perçus de façon positive, et libératrice dans un film, alors qu’ils sont tout le contraire dans la réalité… D’ailleurs tout au long du film on peut se demander si l’oppression et la terreur que subit la population chaque jour justifie cette violence.

V : Sous ce masque, il y a plus que de la chair. Sous ce masque il y a une idée, monsieur Creedy, et les idées sont à l’épreuve des balles.

Prenant modèle sur le nazisme, le film décrit une dictature moderne où la peur de la population est entretenue par les médias et des gouvernements uniquement concernés par leurs intérêts et le pouvoir absolu, V pour Vendetta est l’équivalent qualitatif de La guerre des mondes deSpielberg. Ces deux films ont pour point commun de faire appel à la mémoire collective de notre histoire récente pour bâtir des fictions aux scénario politisés. De la Shoah au 11 septembre, en passant par les retombées politiques de ce dernier (la culture de la peur, l’islamophobie), c’est une partie de notre histoire qui est ici mis en exergue dans un contexte particulier, contre utopique.

On peut souligner les performances de Natalie Portman qui joue Evey en jeune femme incarnant à merveille les hésitations d’une jeunesse partagée entre l’envie d’entrer dans le monde et d’y trouver sa place, et celle de ne pas se laisser faire par des dirigeants peu scrupuleux. Et celle de Hugo  Weaving qui joue V, celui-ci est un mystérieuxjusticier anarchiste et terroriste que l’on reconnait facilement à son masque de Guy Fawkes et à ses vêtements sombres. Selon Moore, il a été conçu pour être à la fois un protagoniste et un antagoniste, de sorte que les lecteurs puissent décider par eux-mêmes s’il est un héros qui sert une cause ou tout simplement un déséquilibré.

V : C’est à Mme Justice que je dédie ce concerto, en l’honneur des vacances qu’elle semble avoir prises très loin d’ici, et en reconnaissance de l’imposteur qui se dresse à sa place. Dis-moi Evey, sais-tu quel jour nous sommes ?
Evey : Le 4 novembre.
V (Les cloches sonnent minuit.) : Plus maintenant. Souviens-toi, souviens-toi de ce 5 de novembre, de ses Poudres et sa Conspiration. Souviens-toi de ce jour, souviens-t’en, à l’oubli je ne peux me résoudre.

V pour vendetta est un film à l’atmosphère sombre et pesante dans une société vivant sous la censure et la peur du gouvernement.Il serait difficile pour moi de faire une analyse complète de cette oeuvre tant elle est aboutie et complexe mais je conseille vivement de voir ce film ne serait-ce que pour la finesse d’esprit et le poétisme de V.
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