Comportements politiques des jeunes.

En France, depuis 1791 la conquête du droit a été  progressive, d’abord par tous les hommes payant un certain montant d’impôt, puis par tous les hommes sans conditions d’impôt en 1848, puis par toutes les femmes et les hommes en 1944, le droit de vote est une garantie de la vie démocratique. Mais pour certains jeunes, la politique n’est pas un sujet primordial, alors lorsqu’ils sont en droit de voter leurs choix politiques deviennent très confondus.

Les comportements politiques des jeunes sont-ils déterminés par leur origine familiale? Qui sont les abstentionnistes à la politique?

Les plus grands abstentionnistes déclarés sont issus des catégories modestes et pauvres. Ce sont généralement des jeunes issus des milieux populaires qui souffrent de difficultés à s’insérer socialement. Un faible niveau d’études et un revenu modeste sont d’autres facteurs qui influent sur le taux de participation.  Pour ces abstentionnistes, la politique est peu parlante : c’est un univers qui concerne seulement leurs parents, leurs grands-parents, etc. Mais ces jeunes là, n’ont pas eu l’occasion de s’intéresser à la politique car il y a certainement un manque d’informations sur les enjeux de l’élection, différentes recherches sur l’abstention révèlent que la cause principale de ce désintérêt est tout simplement un manque de curiosité pour la politique, sûrement une conséquence d’une éducation civique insuffisante. Les jeunes qui s’abstiennent de voter ne voient pas de relation entre la politique et les enjeux qui pourraient les concerner.
De nos jours, les convictions politiques sont ce qui se transmet de mieux. L’identité politique se construit pendant l’enfance et se finalise à l’âge adulte grâce aux aléas de la vie, à l’influence de l’école et à une certaine éducation. L’école a surtout une influence sur certains comportements comme le civisme et veut dévaloriser l’abstention, en offrant également certains cours : L’éducation civique… Mais malgré cela nous constatons grâce à un sondage que seulement 5% des citoyens ont un choix politique différent de celui de leurs parents, nous pouvons en déduire que les choix politiques restent tout de même héréditaires.

L’héritage politique en France en 1997:


Anne Muxel, « Des choix politiques en héritage », Sciences humaines, hors série n° 36, mai 2002.

Au terme de cette constat, nous pouvons remarquer que le taux des préférences politiques n’atteint pas 100%, cela veut dire que certains jeûnes exercent leur libre arbitre. Mais majoritairement le comportement politique des jeunes vient évidemment de leurs origines sociales, les chiffres nous le montrent d’ailleurs. Une personne ainsi que ses choix politiques se définit en fonction de son entourage (parents, amis…) et des valeurs transmises par l’école.

PENEDA Inès

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Comportement politique des jeunes.

Pour certains jeunes, la politique n’est pas un sujet primordial, alors lorsqu’ils sont en droit de voter leurs choix politiques deviennent très confondus. 

Les comportements politiques des jeunes sont-ils determinés par leur origine familiale?

La plupart des non-inscrits pour voter sont des jeunes urbains issus des milieux défavorisés. Ces milieux ont un niveau de formation peu élevé et rencontrent d’énormes difficultés d’insertion sociale. Restons sur l’exemple de ces jeunes là : ils n’ont pas eu forcément l’occasion de s’intéresser un jour à la politique, celà est donc une question d’éducation car venant d’un milieu modeste, aisé ou autre c’est à nos parents de décider s’ils veulent nous intéresser à la politique ou non. Et dans ce cas, les préférences politiques des parents influent généralement sur leurs enfants. Grâce à un sondage nous constatons que seulement 5% des citoyens ont un choix politique différent de celui de leurs parents, nous pouvons en déduire que les choix politiques restent tout de même héréditaires.
Le taux des préférences politiques n’atteind pas 100%, celà veut dire que certains jeûnes exercent leur libre arbitre. Mais majoritairement le comportement politique des jeunes vient évidemment de leurs origines sociales, les chiffres nous le montre d’ailleurs. Une personne ainsi que ses choix politiques se définie en fonction de son entourage.

Ines PENEDA

La réforme de la constitution : vers une 6ème République ?

Le mot « République » vient de « Res-publica », c’est-à-dire « la chose publique ». Il s’agit d’un régime où le pouvoir n’appartient pas à un seul homme et n’est pas héréditaire. En France, la définition de République s’est construite en opposition à la monarchie (=régime où le pouvoir est héréditaire et détenu par un seul homme.) Grâce à la révolution  française, la France échappe définitivement à la monarchie absolue. Au cours du 19e siècle, elle a donc cherché le meilleur régime et c’est finalement la République qui finit par s’imposer.

La 5ème République dure depuis 58 ans, elle représente selon certains hommes politiques un système « périmée » devant être remplacée par une nouvelle République : la 6ème. Ainsi, en quoi la 6ème République pourrait-elle être un changement face à la politique actuelle ? Pour répondre à cette problématique, il faut avant tout comprendre le fonctionnement de notre République :

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La Ve République

Le 28 septembre 1958, De Gaulle modifie la constitution et crée la Ve République. Les Français approuvent massivement (à 79,25 %) le référendum sur la nouvelle constitution. Le pouvoir du président est nettement renforcé, il nomme le Premier ministre et peut dissoudre l’Assemblée nationale. La 5ème république avait été conçue pour gérer les crises et restaurer la stabilité gouvernementale, elle montre aujourd’hui ses limites dans un contexte aux problématiques très éloignées de celles de sa création en 1958 :

–       Les institutions ne permettent plus une représentation démocratique des citoyens, les élus sont de moins en moins légitimes, il faut donc changer les règles de la vie politique.

–        Les politiciens doivent craindre la décision du peuple et non l’inverse, et c’est au peuple et à lui seul de définir les règles de la politique: la constitution de la cinquième République a été modifiée 21 fois sans l’avis du peuple depuis sa création.

 

Il existe d’autres limites, également très lourdes :

  • La nullité du système de représentativité, tout a changé dans nos vies depuis 20 ans, sauf le système politique. Ce système vit désormais pour s’auto-conserver, en s’attribuant de nombreux avantages,
  • L’injustice croissante entre les producteurs et les consommateurs,  les politiques se multiplient les présents pour conserver un électorat, notamment ceux des fonctionnaires. Un sentiment croissant d’injustice anime le peuple de ce pays,
  • L’absence d’issues pour la jeunesse, le taux de chômage des jeunes explose les compteurs en France. Cet indicateur minimise pourtant le malaise réel car de nombreux jeunes se sont déjà faits expulser, et ne bénéficient pas assez de formations pour pouvoir intégrer le monde du travail.

Témoignage : Par Caroline Castets (Rédactrice indépendante).

Il y a un an, plusieurs dizaines de milliers de personnes, répondant à l’appel du Parti de Gauche et de son président, Jean-Luc Mélenchon, se rassemblaient à Paris pour une marche citoyenne. Leur mot d’ordre : une VIe République. Depuis, François Bayrou en a appelé à « un nouveau contrat démocratique », Marine Le Pen à « une république référendaire », Nicolas Sarkozy à « tout changer » pour « réinventer notre façon de faire de la politique » et Jean-Vincent Placé à « aller à marche forcé vers une rénovation de la vie parlementaire ». Le ton varie, la revendication aussi, mais chaque fois, l’idée reste la même : réformer une Ve République qui, face aux enjeux de l’époque, a montré ses limites.

La 5ème république n’est maintenant plus adaptée aux profils des politiques actuels. Le régime n’offre plus le cadre nécessaire à une action politique efficace, d’où la demande croissante de la voir céder à une 6ème république.

 

Une VIe République ?

Plusieurs problèmes doivent être réglés : le pouvoir exécutif n’est pas clair. On ne sait pas qui gouverne, si c’est le Président de la République ou bien le Premier ministre ?

D’ailleurs, il y a un déséquilibre entre le pouvoir du Président et celui de l’Assemblée Nationale. Les députés modifient peu les lois et doivent soutenir les projets du gouvernement.

 

Enfin, l’Assemblée n’est pas représentative à cause du vote majoritaire à deux tours. Au deuxième tour, il ne reste plus qu’un candidat de droite et un candidat de gauche. C’est ce qu’on appelle la bipolarisation* de la vie politique. (*rassemblement de l’ensemble des forces politiques en deux partis opposés.)

 

Ainsi, plusieurs partis ne sont pas représentés au parlement alors qu’ils représentent des millions de voix (la Ligue Communiste révolutionnaire, Lutte ouvrière, le Front National etc.) Il y a donc une crise des représentations.

 

Plusieurs hommes politiques proposent un changement de régime, chacun expose ses  idées à propos de la 6ème République :

 

François Bayrou : (Maire de Pau-Pyrénées et Président du MoDem=Mouvement Démocrate)

–       Il veut faire élire la moitié des parlementaires avec pour fonction de représenter le peuple Français. Il propose aussi d’étendre le pouvoir, d’organiser un référendum au parlement. Aujourd’hui, seul le chef de l’Etat peut décider d’un référendum.
Jean-Luc Mélenchon : (co-président du Front de Gauche).

–       Pour lui, le but du mouvement pour la 6e République est de rendre majoritaire dans notre pays la demande d’une Assemblée constituante pour refonder nos institutions et rendre le pouvoir au peuple.

 

 Eva Joly : (ancienne candidate des Verts à la présidentielle)

–       Elle a interpellé François Hollande sur un engagement vers la voie de la VIe République. Elle lutte contre les licenciements boursiers, à savoir des licenciements collectifs pour des raisons économiques. Elle lutte également contre les délocalisations sauvages, le nucléaire, elle lutte pour obtenir l’égalité des droits et elle réclame la loi d’amnistie sociale.

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Pour conclure, la 5ème République a su montrer son efficacité par sa longévité, cette institution démocratique a connu de nombreuses réformes pour rester d’actualité.

Cependant, une partie du monde politique Français rejette peu à peu ce système, déjà plus de 100 000 personnes ont signé une pétition pour la 6ème République. Le projet de cette dernière semble aurait pour objectif de réconcilier les Français avec la politique. Derrière le projet de 6ème République se cache une volonté de changement réel et de rendre le pouvoir au peuple.

L’hypothèse d’entrer dans une nouvelle République permettrait une réflexion profonde sur la construction d’un nouveau modèle fondé sur un équilibre politique, économique et social. Le débat institutionnel ne fait donc que commencer.

PENEDA Ines et MABCHOUR Mustapha