En quoi et est-ce que les comportements politiques des jeunes sont-ils déterminés et influencés par leur origines familiales ?

Chaque jour et depuis notre naissance l’être humain est confronté à différents groupes sociaux et différents individus ayant des opinions bien déterminés, amis, famille et de façon générale l’entourage mais aussi par l’environnement auquel l’individu est confronté c’est-à-dire la publicité et autre moyen servant à inciter les choix et les consommations de chaque individu etc. Alors, l’individu qui appartient à ce groupe social se conforme aux règles même si celles-ci ne sont en réalité clairement pas déterminées parce qu’il a l’impression que c’est « normal ». Cependant l’individu sait ce qui serait « conforme » ou non à son groupe, il a donc conscience de ce qui serait approprié à son groupe et ce qui ne le serait pas. En politique, les individus exercent ce même type d’influence ce qui par la suite forme des groupes qui s’associent avec d’autres individus, ceux-ci sont caractérisés par leur mode de fonctionnement, leur rôle, leurs buts, leurs interactions. Les jeunes depuis quelques années manifestent leur attachement au droit de vote dès la majorité cependant nombreux sont ceux qui s’abstiennent lors des élections. La famille elle aussi joue un rôle extrêmement important dans l’opinion de l’enfant voire majeur, la famille peut imposer/transmettre son opinion ou encore influencer les idéologies de l’enfant ou encore faire intéresser l’enfant à cette science qu’est la politique.
Alors l’étude menée visera principalement les comportements politiques des jeunes et nous chercherons à expliquer si ces comportements sont déterminés par leur origine familiale.

Une utilisation particulière du droit de vote.

Dans le livre Atlas Electoral paru en 2007 sous la direction de Pascal Perrineau mais un extrait paru aussi dans la presse de Science-Po en 2007 en se référant à l’abstention des jeunes sur les décisions électorales. Cet extrait notant que 5% à 10% des Français ne sont pas inscrit sur des listes électorales et que chez les jeunes ce chiffre est en constante évolution croissante même si il est « difficile de chiffrer précisément » cette « proportion ». Mais alors une question peut se poser pourquoi les jeunes ne font donc-t-ils pas usage de ce droit ? Peut-être que la politique ne les intéressent pas pour commencer ou bien que s’abstenir est un moyen pour eux de manifester un mécontentement politique qui perdure depuis des années où les visages ne changent jamais, ce mécontentement est cette fois-ci exprimée de manière indirecte. Mais nous pouvons supposer sur d’autres choses encore, peut-être ne sont-ils pas assez qualifié, former pour prendre une décision électorale. Mais encore peut-être connaissent-ils des difficultés socialement à trouver une appartenance à un groupe social étant donné que les groupes sociaux influencent largement les décisions électorales des individus concernés ils ne devraient pas avoir tant que ça de problème de décisions politiques.

Les choix politiques se transmettent-ils ?

Non la politique ne se transmet pas de manière biologique cependant elle se transmet de manière bien plus stratégique et souvent involontaire comme par exemple lorsqu’une famille dîne le soir et imaginons qu’ils regardent TF1 et apprennent quelques nouvelles avec stupeur, ils en discuteront sûrement et un avis sera plus éloquent et autoritaire qu’un autre c’est pourquoi il sera désigné comme étant le chef de file, le chef du groupe et par conséquent le chef de la famille. La politique peut donc être transmise de façon purement sociale. Si la communication n’existerait pas entre les être désireux de se comprendre les uns avec les autres alors chacun ne serait influençable et le rapport de force en termes de caractère purement social n’existerait pas non plus.  Imaginons un père de famille étant réellement borné et bien arrêté sur ses idées face à ses fils ayant un avis divergent de celui-ci mais souhaitent engager un débat avec leur père. Qui dirige réellement ? Qui va avoir le dernier mot ? Si l’un est très borné et renfermé d’esprit et que les fils contrairement à lui savent écouter et entendre ce que le père veut faire comprendre alors ils abdiqueront plus facilement que leur père et peut-être aussi que les fils changeront radicalement de camp politique ou remettrons en question leur opinion. Ceci étant dit, un livre a paru en 2010 se prénommant « Avoir 20 ans en politique: les enfants du désenchantement » d’Anne Muxel, dedans nous retrouvons un sondage politique visant à observer si l’enfant suit les choix des parents ou l’un des parents et nous pouvons d’ailleurs émettre des suppositions car les filiations qui se rapprochent le plus sont les suivantes : Filiation de droite (14%) ou de gauche (30%) ou la personne se dit ni de droite ou de gauche soit apolitique (28%) et (15%) pour un choix parental divergent ou inexistant. Pourquoi donc 14% et 30% des individus suivent donc le choix des parents ? Déjà, si un père est cadre, son enfant à plus de chance d’être cadre plutôt qu’agriculteur et c’est important car c’est sûrement la même chose en politique l’enfant suit le choix des parents par admiration ou pour faire plaisir ou alors parce qu’il est confronté constamment aux idées des parents et il se trouve difficile d’avoir un avis divergent de ses parents alors il est difficile pour l’enfant de trouver sa voie politique et surtout parmi tous ces facteurs sociologiques, nous pouvons conclure que la politique peut donc être transmise et que les opinions politiques de chacun exercent une certaine influence sur les autres.

Enfin pour conclure le choix politique des plus jeunes s’explique la plus part du temps par l’éducation reçue ou bien encore l’entourage de manière globale. Malgré les taux d’abstentions plutôt élevés les jeunes ne cessent pas pour autant de voter. Nous pouvons également affirmer dès maintenant que les choix politiques se transmettent et sont influencés eux aussi selon les différents groupes sociaux déterminés par la société elle-même soit par les individus et une nouvelle fois leur entourage joue le rôle primaire dans la décision politique il est même l’essentiel. Mais comment pourrions-nous expliquer une telle influence sur un individu qui se laisserait en l’occurrence influencer délibérément sans une remise en question sérieuse de son choix ?

Le mouvement social contre la loi El Khomri : quelles peuvent en être les suites ?

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La loi travail (ou Loi El Khomri) a été adoptée le 9 août 2016 avec l’aide de trois utilisations de l’article 49-3 de la constitution, un article visant notamment à passer certaines procédures telles que le débat parlementaire avec l’engagement du gouvernement dans une motion de censure. Après deux tentatives au dépôt d’une motion de censure résultées par des échecs (58 voix étaient nécessaires 2 étaient manquantes), la loi travail a été saisie par 61 frondeurs afin de déposer un recours devant le Conseil constitutionnel qui a rendu sa décision publique et censure à demi-moitié le texte.
Cependant ce n’est ni un << baroud d’honneur >> ni << terminé >> pour le mouvement social qui s’oppose formellement et perpétuellement au texte qui avait réuni des centaines de milliers de français dans nos rues avec des affrontements plus ou moins violents avec les forces de l’ordre.
Par ailleurs une question est suscité avec beaucoup d’intérêt, le texte sera-t-il abrogeable dans les prochains mois ?

1. Le Conseil constitutionnel censure quelques mesures et donne le << feu vert >> pour l’entrée en vigueur du texte.

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Devanture de l’enceinte du Conseil constitutionnel.

– Quelques semaines avant le 9 août 2016 c’est-à-dire le 21 juillet Manuel Valls le Premier Ministre a de nouveau recours à l’article de la Constitution, le 49-3 afin de finaliser les procédures et ainsi permettre d’adopter définitivement le texte de lois, le conseil constitutionnel avait été saisi quelques jours plus tard soit le 26 juillet par soixante et un frondeurs opposés au projet de loi travail et par conséquent ils avaient déposé un recours au Conseil constitutionnel, celui-ci avait un mois pour rendre son verdict sur la probable censure et sur le passage plausible de la nouvelle réforme qui concerne le travail.

Le Conseil constitutionnel rend son verdict publiquement le 9 août, quelques articles ont été rétorqués sur le fond et la forme (5 mesures secondaires uniquement). L’intégralité ou le gros du texte est passé sans faire petite étincelle au Conseil, incroyable après tout le fracas social que le texte a pu faire imploser en France. Par ailleurs le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur les principaux articles du texte qui étaient à l’origine de la polémique qui pourtant pourraient faire l’objet de QPC (Questions prioritaires de constitutionnalité).

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Certain députés frondeurs quelques jours avant la décision du Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution et a jugé que le recours a cet article ainsi que les règles avaient été « respectées », par ailleurs c’est un coup dur pour les frondeurs ayant déposé le recours au Conseil celui-ci étant rejeté par les Sages ; rappelons que le motif était : « non respect du débat parlementaire ».

2. Après cinq mois d’opposition sociale à la loi travail, est-ce la fin du mouvement social qui oppose de nombreux citoyens Français au nouveau texte appliqué par le gouvernement ?

– Oui, selon des journalistes et des internautes c’est bel et bien la fin du mouvement contestant la loi travail ; ce ressenti est dû au passage définitif de la réforme mais pas question pour les syndicats et pour d’autres citoyens français majoritairement nombreux de désarmer leurs mouvement social qui avait réuni plus d’un million de français dans nos rues, c’est en septembre que de nouvelles manifestations auront lieu et que le 31 août Philippe Martinez se trouvera au Havre notamment haut lieu opposé à cette réforme depuis le commencement des manifestations, ils s’y retrouveront pour décider des futures actions sociales avec d’autres syndicats.
Philippe Martinez, grand interlocuteur, négociateur et organisateur du mouvement opposé à la loi travail reste flegmatique sur le statut de la réforme et ne constate aucun essoufflement de l’opposition. Yannis Aubert, secrétaire général adjoint de FO en Seine-Maritime a prononcé << En 2006, le CPE (contrat première embauche : N.D.L.R.) était déjà parti loin juridiquement, prêt à entrer en action. Il a quand même été abrogé. On a donc toujours l’espoir de voir la loi Travail tomber à l’eau >>.

 

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Philippe Martinez une des principales têtes du mouvement opposé contre la réforme.

Philippe Martinez persévère et prolonge sa demande du retrait de la loi travail mais ce n’est pas le seul, FO, Solidaires, FSU, Unef, UNL et Fidl ont également lancé un appel à la mobilisation le 15 septembre. David Lecomte quant à lui procède pour FO à remobiliser ses confrères dans les entreprises en citant << On a déjà lancé, avant les congés, l’envoi de cartes postales à adresser au président de la République. Pour qu’ils comprennent bien le message ! >>.
Malgré tout la loi est déjà inscrite dans le droit français après cinq mois de conflit social et d’affrontements politiques, les nombreuses utilisation du 49-3, des journées nationales de grèves, des manifestations considérables et << denses >>.

 

3. La menace pesante sur la nouvelle réforme du travail.

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Manuel Valls, Premier Ministre Français à l’Assemblée Nationale.

– Manuel Valls a sûrement parlé trop vite lorsqu’il a saluer et s’est réjoui du résultat du Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel ne s’étant pas prononcé sur les principaux articles du texte cependant il s’est prononcé sur ce dont il avait été saisi, le Conseil l’a lui-même rappelé dans un communiqué après sa décision. Alors pourquoi le recours déposé au Conseil constitutionnel ne remettait en rien les articles principaux à l’origine de la polémique c’est-à-dire : accords d’entreprises supérieurs à ceux de branches (on pourrait nommer ces accords offensifs pour le maintien de l’emploi), référendums d’entreprise ou bien de nouveaux éléments (ou causes) pour le licenciement économiques ? Quoi qu’il en soit l’exécutif n’en a pas terminé avec cette nouvelle réforme qui pourrait faire question de QPC ces prochains mois et plus précisément lorsque la loi rentrera en vigueur en clair le 1er décembre 2016. L’Elysée a notamment annoncé que la loi rentrera en vigueur avant les prochaines élections présidentielles qui auront lieu en 2017.
Lorsqu’un licenciement économique s’appliquera autrement dit dès qu’une entreprise l’appliquera avec les causes de cette nouvelle réforme, un salarié par exemple pourra faire l’occasion d’une instance devant les prud’hommes et introduire devant le Conseil constitutionnel une QPC.

Par Alexandre THOMAS & Killian VERDIER.