Si c’est un homme de Primo Lévi

Si c’est un homme

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Si c’est un homme est un roman autobiographique écrit par Primo Lévi paru en 1947, le livre comporte 17 chapitres.
Dans son récit l’auteur nous raconte sa douloureuse histoire dans les camps de concentration pendant la 2nd guerre mondiale, c’est surement l’un des témoignages les plus bouleversant de la Shoah.
Alors qu’il a tout juste 24 ans, il est fait prisonnier et déporté dans le camp de Monowitz, près d’Auschwitz, en Pologne. Il y restera de décembre 1943 à janvier 1945.
Pendant cette période il travaillera à la Buna, dans une usine de caoutchouc.

Primo Lévi est un jeune juif italien, déporté dans le camp polonais de Monowitz. Il fait un voyage de quinze jours dans des conditions épouvantables. Les hommes sont « triés » (ceux en bonne santé et ceux malades), les femmes, les enfants, les personnes âgées et les malades sont exterminés dans des chambres à gaz.
Il est question de déshumanisation dans les camps, les prisonniers sont déshabillés, tondus, perdent leurs objets personnels et sont également tatoués d’un numéro sur le bras (174 517 celui de Primo Lévi).

« Ils nous enlèveront jusqu’à notre nom : si nous voulons le conserver, nous devrons trouver la force pour que derrière ce nom, quelque chose de nous subsiste. »

Les vêtements ne protégeaient pas du tout du froid qu’il faisait en Allemagne, ils avaient également des sabots en bois dont la plupart provoquaient des plaies et des infections. Ils étaient à peine nourrit, leur seule alimentation était une soupe fade et un morceau de pain. Mais le problème le plus grave reste les maladies comme le typhus, la tuberculose ou encore toutes sortes de blessures que les prisonniers se faisaient au travail.

“Détruire un homme est difficile. Mais vous y êtes arrivés, Allemands. Nous voici dociles, vous n’avez plus rien à craindre de nous.”

Pendant l’hiver 1944, l’auteur travaille dans le laboratoire de chimie, lui permettant d’avoir quelques privilèges : des habits chauds, et un local chauffé.
En janvier 1945 il contracte la scarlatine lors de l’évacuation du camp face à l’approche des troupes russes.
Il rencontre deux français, avec qui il va s’organiser pour survivre jusqu’à l’arrivée des russes.

« Nous avons cessé d’être des Hâftlinge pour apprendre à redevenir des hommes »

Je recommande vivement ce livre car c’est un hommage et un jugement différent de ce que l’on a pu voir parmi tant d’autres témoignages.
Cet ouvrage ne comporte pas de date et ne parle pas de la politique allemande. Mais par contre il décrit avec force les conditions de vie inhumaine dans les camps de concentration, les relations entre prisonniers ou bien même avec les gardes, les lois qui leurs sont imposés et les sévices infligés.
Primo Lévi explique de façon énergique que « les esclaves sont condamnés à travailler jusqu’à ce qu’ils viennent à mourir de fatigue, de faim et de froid. »
Il veut, à travers cette œuvre, retracer la vie des camps de concentration et montrer la démolition d’un homme durant la seconde Guerre Mondiale.                                                                                                                                                                      Ce livre nous permet de nous tourner vers ces personnes qu’il ne faut pas oublier.
Nous pouvons remercier Primo Lévi et tous les autres de nous faire don de leurs témoignages dans l’espoir de ne pas perdre la mémoire.

LEVI_PORTRAIT

Primo Lévi a dit : « Je suis juif parce que le sort a voulu que je naisse juif. Je n’en rougis pas et je ne m’en glorifie pas. Etre juif pour moi, c’est une question d’«identité», une «identité» à laquelle, je dois le préciser, je n’ai pas l’intention de renoncer. »

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