Le Commerce des promesses

Cette œuvre est un livre d’économie , autrement dit un traité, sur la finance moderne. Il s’intitule      «  Le commerce des promesses » . Il a été écrit par Pierre-Noël Giraud, professeur d’économie en université. Ce traité est la seconde édition d’un livre écrit en 2001 et annonçant déjà la grande crise financière de 2007-2008. Cette édition parut en octobre 2008. Elle reçut le prix Européen du livre d’économie ainsi que le grand prix Turgot.

Après  avoir introduit le sujet en illustrant les principales << idéologies >> économiques en confrontant trois personnages, l’un libéraliste, l’autre keynésianiste et le troisième Marxiste, dans un débat porté sur l’évolution de la finance ces 30 dernières années ; ainsi qu’après avoir décrit les principaux marchés et les différents principes tels que les assurances, les prêts, l’épargne et les différents moyens de transférer de la richesse dans le temps ; l’auteur rentre plus profondément dans le sujet de ce livre qu’est la finance. Il nous explique son utilité, ses fonctions…, mais ce qu’il faut retenir globalement sur la finance, pour faire court car ce livre est extrêmement complet et présente énormément de choses sur ce sujet, est qu’elle vise à transférer de la richesse dans le temps.

Cependant aucun moyen n’est sûr pour transférer de la richesse dans le temps. Les droits sur cette richesse future ne sont pas garantis. La finance est donc un commerce de promesses, comme le dit le titre, où la spéculation est le maître mot.

Le second message porté par l’auteur dans cette partie démontre que le prix de ces promesses n’est pas calculable. En effet, il résulte des fluctuations sur les marchés. Il existe une forme de mimétisme qui peut énormément faire varier le prix de ces actifs : le prix d’une action peut chuter suite à une rumeur ce qui provoque la vente des actions par un groupe de personnes et par mimétisme d’autres font de même, c’est ce qui a provoqué le krach de 1987 à Wall Street. Il n’existe pas, du point de vue de l’auteur, de fondamentaux : le prix d’une promesse résulte d’un ensemble de facteurs qui ne sont pas calculables à partir de données observables dans le présent et dans le passé.

Pierre-Noël Giraud nous fait passer un dernier message important dans cette première partie : la finance crée forcément des droits  en excès sur la richesse future, ici appelés « mistigri ». Cette affirmation est vérifiée car si l’on veut qu’un système maximise la croissance, il faut forcément prendre des risques et donc accepter de faire de mauvais pari, ne pas en prendre c’est laisser passer de bons investissements. La recherche de croissance est associée à la création de droits en  excès sur la richesse future.

La seconde partie traite des crises de marché global. L’auteur nous en expose 4 grandes : le Japon en 1990, le Mexique en 1995, l’Asie en 1997 et pour finir la grande crise de 2008. A travers celles-ci, ils nous montre les différents acteurs (le Fond Monétaire International, la Banque Centrale…) agissant lors d’un tel problème. Il tente de mettre en avant les conséquences positives et/ou négatives de leurs actions . Souvent les crises résultent d’une conviction majoritaire qu’un type d’actif a atteint un prix excessif par rapport à ses fondamentaux. Or, nous avons vu que ces fondamentaux ne sont qu’illusion : le prix d’un actif varie selon ce que les acteurs en pensent.

On peut aussi observer depuis 1980, le rôle de prêteur en dernier ressort joué par les autorités monétaires. Celles-ci ont agi sans penser au risque moral, favorisant ainsi l’inflation.

Cet ouvrage montre également le fait que la finance, nécessaire à la croissance, provoque de violents conflits de répartition dépendant du type de système financier utilisé.

L’auteur nous explique aussi dans ce traité que la globalisation financière a bouleversé le capitalisme rhenan et anglo-saxon.

Pour conclure, l’œuvre me semble transmettre efficacement ces messages. Pierre-Noël Giraud les illustre avec des mises en situation précises introduisant petit à petit les différents principes de ces idées ( exemple : au chapitre 2, l’histoire de Zaccaria, négociant génois, a pour but de nous montrer comment fonctionnent les banques, les prêts les assurances…). De même avec les 4 grandes crises financières citées ci-dessus. Puis il termine son livre en concluant et en rappelant le différentes idées transmises tout en les justifiant.

Je recommanderais ce livre à n’importe quelle personne s’intéressant à l’économie et à la finance. Cependant,  une certaine connaissance de l’histoire et du vocabulaire économique est nécessaire. En effet, ce livre est complexe et demande de la réflexion.

Malgré tout, ce livre reste accessible car l’auteur commence par expliquer clairement les principes de la finances, des banques, des assurances…

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