Full metal jacket

         Full Metal Jacket est un film britanno-américain de Stanley Kubrick sur la guerre du Vietnam, inspiré du roman Le Merdier de Gustav Hasford. Il est sorti en 1987 suite à 7 ans de préparation et un an de tournage. Dans cette oeuvre du septième art, Kubrick, comme plus tard Spielberg avec La liste de Schindler, a voulu rajouter une touche documentaire pour l’histoire qu’il tournait. Non seulement, il n’a pas fait une parodie comme avec Docteur Folamour (comédie militaire et satirique sortie en 1964 également réalisée par Stanley Kubrick d’après le thriller Red Alert) mais il a affirmé vouloir tourner un vrai film de guerre, allant, pour renforcer la vérité documentaire, jusqu’à refuser le son dolby pour choisir un son mono plus réaliste et à adopter un grain de pellicule plus proche de celui utilisé par les réalisateurs de documents d’actualités. De plus, toutes les chansons du film sont contemporaines du conflit, par exemple Paint It Black des Rolling Stones. Enfin, le titre est très précis et fait écho aux cartouches pour les fusils M14 utilisés par les Marines.

Kubrick dénonce le conditionnement des soldats transformés en machines à tuer. Pour ce faire, le film est divisé en deux parties distinctes : l’entrainement des soldats conditionnés à la manière des délinquants (« Chef ! Oui chef ! »; utilisation d’un vocabulaire vulgaire, dur et rabaissant tel que « J’ai n’ai rien contre les négros, ritales, yuppins ou métèques. Ici vous n’êtes tous que des vrais connards. »  Sergent Hartman ou « Je veux que ces chiottes soient nickel à y bouffer dedans, et que la Sainte Vierge elle-même soit très très fière d’y venir pour s’y asseoir et y lâcher sa pêche ! » du même sergent) et une deuxième où les soldats sont sur les fronts urbains de Phu bai après l’offensive du Têt en janvier 1968. Le héros Guignol évolue tout au long du film perdant au fur et à mesure sa conscience et sa lucidité. Son badge (peace and love) et son casque (born to kill) aux significations contradictoires sont les symbôles de la lutte à l’oeuvre dans son esprit. Ils lui permettront un temps de conserver sa lucidité avant qu’un colonel ne les lui fasse retirer devant un champ de morts. Ce qui le fit basculer vers son côté obscur. Si le message de Kubrick passe aussi bien c’est que le jeu d’acteur, les images et les symbôles utilisés sont réalistes notamment grâce à la musique, aux chansons, la manière de filmer et à l’humour. A quelques mois d’intervalles Oliver Stone sort son Platoon portant également sur la guerre du Vietnam mais délivrant un message différent où les soldats vivent avec effroi l’enfer de la guerre.

J’ai adoré ce film et le recommande à mes camarades car il nous rappelle qu’en chacun d’entre nous il y a une part bonne et une part mauvaise et que nous devons lutter pour faire le bon choix. De plus l’oeuvre est pleine d’humour notamment avec le sergent et ses phrases cultes. Le film est également émouvant avec, par exemple la scène de lynchage d’une des recrues dans la première partie ou encore celle où deux soldats sont tués lentement par les balles d’une tireuse embusquée dans la deuxième partie.

 

Sources : Cineclubdecaen, Le Point, Wikipédia

 

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