Le Meilleur des Mondes, aldous huxley

             « Le Meilleur des Mondes » est un livre d’anticipation dystopique. La dystopie est un genre littéraire qui appartient à la science-fiction. Ce mot est synonyme de « Contre-utopie: Description, au moyen d’une fiction, d’un univers déshumanisé et totalitaire, dans lequel les rapports sociaux sont dominés par la technologie et la science » (définition du Larousse), comme par exemple « 1984 » de George Orwell.
« Le Meilleur des Mondes »  a été écrit en 1931 par un auteur anglais, Aldous Huxley. Le titre original de ce roman est « Brave New World ». Il s’agit d’une référence à l’acte 5, scène 1 de « The Tempest » (« La Tempête ») de William Shakespeare. Dans sa version française, le titre reprend de façon ironique la phrase prononcée par le philosophe Pangloss, dans « Candide » : « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possible ».

Dans cette œuvre visionnaire, Aldous Huxley décrit un futur plus ou moins éloigné, en exagérant certain point afin de marquer l’esprit du lecteur, voire lui faire peur. Il s’agit d’un roman que l’on pourrait qualifier de « noir », où la société a évolué dans un sens plus que contestable : tout est planifié, tout est régulé. La société est mondiale et a pour devise « Communauté, Identité, Stabilité », une stabilité considérée comme le pilier principal de la société, que ce soit financièrement ou personnellement. Suivant une méthode imaginée par le précurseur Ford, qui est appelé « Notre Ford », tout a été pensé de manière à ce que la société donne le meilleur d’elle-même.
La notion de Dieu, en tant qu’entité immatérielle, est inconnue par la majorité de la population, même si l’on s’exclame « Mon Ford » au lieu de « Mon dieu ».
Les futurs citoyens sont conçus dans des cuves, notamment au centre d’Incubation et de Conditionnement de Londres-Central. Dès le stade de fœtus, ils sont conditionnés physiquement et psychologiquement par un programme génétique à faire partie de l’une ou l’autre des castes : les Alphas, destinés aux plus hautes sphères ; les Bêtas fort bien traités et devant donner de futurs dirigeants ; les Gammas ; les Deltas et les Epsilons, ne sachant ni lire, ni écrire. A l’intérieur de ces castes, il existe des sur- et sous-catégories (par exemple, Delta plus ou Bêta moins). Chacun a sa place et sa caste hiérarchique avant même qu’il soit né.
Tous les termes se rapportant à une notion familiale sont désormais inconnus de la majorité de la population : il est fort impudique d’en parler, ce que les gens font très rarement vue la gêne ressentie. La conception d’enfant est interdite et les citoyens sont génétiquement programmés pour être stériles. Néanmoins, la sexualité, enseignée dès l’enfance grâce à des cours pratiques, est vivement encouragée, non dans un but de procréation mais de plaisir et donc de bien être dans une société sans surprise et donc morose.
Les loisirs se rapportant aux plaisirs sont sollicités ainsi que toutes choses procurant du bonheur, tout en faisant marcher la consommation.
Théoriquement, on ne peut pas être malheureux dans de telles conditions, puisque l’on mène une vie idéale dans une caste idéale. Si toutefois, un individu a le malheur d’avoir quelque état d’âme pour une raison quelconque (et qui souvent lui échappe), il existe le « Soma », pilule du bonheur, dont chacun se gave abondamment pour garder son bonheur intact. En effet, il est extrêmement mal vu d’être malheureux, ce n’est pas l’attitude du bon citoyen.
Quant aux derniers humains, dits « sauvages », ils sont enfermés dans des sortes de réserves que l’on peut visiter.
« Le Meilleur des Mondes » est un ouvrage visionnaire : Aldous Huxley y dénonce les premières formes de sociétés qui recèlent le progrès des sciences du vivant et l’esprit de consommation. Donc, à l’heure de la mondialisation et du multimédia, Aldous Huxley semble annoncer les dangers des sociétés capitalistes et consommatrices actuelles.
De plus, « Le Meilleur des Mondes » illustre une dictature du parfait bonheur. La cité en est la « mère », elle infantilise et animalise les citoyens au nom d’un Bien commun auquel personne ne peut échapper. Aldous Huxley dénonce ainsi les conditionnements qui privent les êtres de leurs libertés.
On peut alors dire que cette contre-utopie est une leçon sur la tolérance, sur le droit à la différence et les dangers que représentent la pensée unique et l’uniformisation des êtres humains. Le message de l’auteur paraît alors évident. Il nous dit qu’une vie déshumanisée, déterminée et conditionnée à l’avance et dont l’ « hôte » n’as pas de réel contrôle sur son existence, n’en est pas une. Que ne pas avoir de famille, que ce soit en tant qu’enfant ou en tant qu’adulte, n’est pas agréable et empêche les parents de transmettre la notion d’amour vrai à leurs enfants.
Il nous dit également qu’il faut parfois être malheureux pour apprécier à leur juste valeur les bons moments : il est évident qu’être dans un état de félicité à tout moment est lassant et pousse à ne pas apprécier l’instant présent. Somme toute, le message pourrait être : « formez des familles, aimez vous et ne vous laissez pas cantonner dans des catégories et des types de vie qui ne vous conviennent pas. » Selon moi, ce message passe bien à travers l’œuvre notamment grâce à certaines phrases citées ci-après et qui montrent les limites de la pensée unique et de l’uniformisation de l’être humain. « Qu’est-ce que j’éprouverais si je le pouvais, si j’étais libre, si je n’étais pas asservi par mon conditionnement ? », « Ce que ces deux individus avaient en commun, c’est la connaissance d’être des individus. », « Chacun appartient à tout les autres. », « … mais je n’en veux pas, du confort. Je veux Dieu, je veux de la poésie, je veux du danger véritable, je veux de la vérité, je veux de la bonté, je veux du péché. »
Je recommande vivement cette œuvre à toute personne souhaitant mener à bien une réflexion sur la vie. Cependant ce livre est assez long à démarrer. Mais une fois dedans il est vraiment excellent et enrichissant, il fait réfléchir sur un avenir peut être pas si lointain : « Aujourd’hui, il nous parait même familier ».
En voici brièvement l’histoire. Au début, nous suivons la visite du  Centre d’Incubation et de Conditionnement (C.I.C) d’étudiants. Cela nous permet de découvrir les différentes parties de la création et du conditionnement d’un être humain, allant des produits incorporés au foetus à l’« hypnopédie »(leçons répétées des centaines et des centaines de fois durant le sommeil des enfants pour les conditionner) et aux cours pratiques et jeux érotiques. Puis nous suivons l’évolution de Lénina (Béta moins) et Bernard Marx (Alpha plus). Ce dernier est étrange, car de l’alcool aurait été versé dans son pseudo sang le rendant petit et gros et ainsi ne correspondant pas à un physique d’Alpha. De plus, il est l’un des seuls individus à avoir conscience de son « Moi », de son individualité, ce que les autres n’ont pas. Quant à Lénina, elle est attirée dans le roman par trois personnes : Henry, Bernard, puis John, entretenant avec chacun une relation étrange. Son conditionnement est trop poussé pour qu’elle puisse sortir des limites imposées par la société, néanmoins, elle est souvent tentée de ne pas obéir aux lois de ce monde grâce à l’amour, considéré dans ce livre comme un instinct. Lors d’un voyage de Bernard et Lénina dans une réserve ils décident de ramener à la civilisation Linda, une femme civilisée qui était bloquée là, ainsi que son fils, John, qui a grandi dans la réserve. Ce dernier va devenir un objet que tout le monde veut voir, que tout le monde veut étudier. En parallèle, Bernard savoure le prestige qu’on lui associe pour avoir ramené John de la réserve. Lénina, elle, est déprimée par son amour pour John et seule sa consommation astronomique de Soma arrive à la réconforter. Tous ces éléments vont finalement donner une fin complexe et passionnante …
Mes sources : « Le Meilleur des Mondes », Dictionnaire Larousse, Wikipédia et france-jeunes.net

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